Depuis 1693

En 1693, notre ancêtre, Mathurin Bottreau, acheta ses premières vignes (dont actes), et jusqu’à nos jours, 14 générations ont travaillé au développement du vignoble.
Jean-Maurice Raffault est une figure du Chinonais. Quand il prend la tête du Domaine familial dans les années 70, il bouleverse les pratiques locales et initie des changements qui seront vite repris dans la région. Il abandonne dans un premier temps la polyculture pour se concentrer sur la viticulture. En 1973, il n'a que 4,5 hectares des 9 ha de vignes de la famille que son père, Maurice, lui concède. Il plante les meilleures terres, agrandit le Domaine jusqu'à 50 hectares ! Mais surtout, il commence à vinifier parcelle par parcelle pour garder la typicité du terroir. Pour aller plus loin dans la démarche et mettre en avant les différentes qualités de vins en fonction des sols desquels ils sont produits, Jean-Maurice donne directement le nom des parcelles à ses cuvées ! Personne ne l'avait fait avant lui à Chinon ! Innovant pour l'époque, cette idée est aujourd'hui devenue une tradition : presque tous les vignerons de Chinon donnent à leur vin, le nom des parcelles.
A la fin de ses études d’œnologie à Dijon en 1997, le fils, Rodolphe, gère à 22 ans, l'exploitation que son père a développée.
Son passé bourguignon le marque définitivement et impose dès son retour les fermentations malo-lactiques en barriques, très rares dans le chinonais. Pour cela, il achète de plus en plus de fûts de chêne neuf mais utilise aussi des fûts de plus de 10 ans d’âge, respectant la palette aromatique adaptée à chaque vin, en fonction des « chauffes » des bois : 900 au total ce qui représente le parc de barriques le plus important de la région !
L’élevage des vins s’allonge jusqu’à 18 mois dans les caves à l’abri de la lumière et des changements climatiques. Les soutirages à l’air sont effectués à l’ancienne de fût à fût et participent à la clarification avant un éventuel collage au blanc d’œuf.
En 2009, Jean-Maurice décède après une longue et brillante carrière, Rodolphe devient alors l’unique gérant de l’exploitation.